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samedi 25 février 2017

La décision d'Isabelle Pandazopoulos

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PANDAZOPOULOS I., La Décision, Gallimard Jeunesse, « Scripto », 2013,(31 janvier)

Un tout petit roman tout simplement magnifique empreint d'émotions et de délicatesse, La Décision d'Isabelle Pandazopoulos est notre tout premier coup de coeur de ce début d'année 2013.

vendredi 2 octobre 2015

Rencontre avec Philip Pullman de Nicolas Tucker

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Rencontre avec Philip Pullman de Nicolas Tucker

TUCKER N., Rencontre avec Philip Pullman, Gallimard Jeunesse, 2004


Philip Pullman a écrit la splendide trilogie A la croisée des Mondes. Il est aussi l'auteur de la palpitante série des Aventures de Sally Lockhart. Le temps d'un petit livre, apprenez-en plus sur Philip Pullman, sur l'écrivain et sur son œuvre.

Le titre de ce petit livre est Rencontre avec Philip Pullman. Je m'attendais plutôt à un entretient avec l'écrivain, un compte-rendu d'une interview. Cela aurait pu prendre la forme de questions-réponses, ou alors un rapport dans un style plus littéraire avec des discours rapportés. Hélas, non. Le livre se présente comme une biographie suivie de résumés et d'analyses des romans de P. Pullman. Le style est neutre, dénué de sentiments, avec une rigueur presque scientifique. On ne ressent pas la présence de P. Pullman alors qu'on aurait aimé faire sa connaissance grâce à cette rencontre. Néanmoins, bien que le titre représente mal ce livre, il n'en reste pas moins dénué d'intérêt.

On pourrait diviser ce livre en trois parties : une biographie de P. Pullman, suivie d'un commentaire sur les Aventures de Sally Lockhart et les œuvres mineures de l'auteur ; enfin, la dernière partie est consacrée à une analyse de la trilogie A la croisée des Mondes et à la mise en évidence des influences de P. Pullman. Autant l'annoncer tout de suite : les deux premières parties sont assez banales et seule la dernière est réellement originale.

La première partie de ce livre est donc une biographie de P. Pullman. Personnellement, j'ai survolé cette partie. J'aime beaucoup lire. Pourtant, je m'intéresse peu à la vie personnelle des personnes qui écrivent les livres ; excepté lorsque ces dernières viennent d'une autre époque. Je suis d'avis que le métier d'un écrivain est de raconter une histoire ; et son rôle s'arrête là. Il n'est pas nécessaire de les « peopleliser » et de tout connaître de leur vie si cela n'apporte rien à la compréhension de leurs œuvre. (C'est pour cela que j'avais précédemment exclus les auteurs non-contemporains, étant donné que leur contexte socio-historique est moins bien connu.)

Vient ensuite la partie consacrée à Sally Lockhart, la jeune et courageuse détective évoluant dans un Londres populaire et à l'époque victorienne. Cette partie comporte des résumés des quatre tomes de la série. Ces résumés sont très complets ; un peu trop scolaires peut-être. Ils déplairont à beaucoup de lecteurs surement. En effet, ceux qui ont lu les livres ne comprendront pas pourquoi N. Tucker réalise ces résumés exhaustifs, et ceux qui n'ont pas encore lu les livres se plaindront qu'on leur a gâché tout le suspens. (Alerte spoiler en des termes plus actuels!) Mais pourquoi acheter un livre qui fait le résumé d'un autre, je me demande. Serait-il destiné à des écoliers paresseux, désireux de trouver des travaux tout faits? Si vous êtes dans cette situation, alors ce livre est pour vous. Néanmoins, je ne peux que vous conseiller de lire les livres originaux par vous-même et puis éventuellement confronter votre compréhension des livres à l'interprétation de N. Tucker.

Etant donné que je n'ai lu que les livres de la série Sally Lockhart et A la croisée des Mondes, j'ai préféré passer outre les sections relatives aux œuvres mineures de P. Pullman.

Nous arrivons enfin à la dernière partie de ce livre, consacré à A la croisée des Mondes et aux influences de P. Pullman. Comme pour la partie sur Sally Lockhart, les résumés sont peu intéressants si vous avez lu les livres. Néanmoins, ils m'ont tout de même rafraichi la mémoire sur les évènements de l'histoire car je n'ai pas relu ces livres depuis longtemps. L'analyse de la trilogie est intéressante. Elle comporte des éléments assez évidents, d'autres plus réfléchis. Quoi qu'il en soit, elle est le résultat d'un sérieux travail de réflexion sur l'œuvre de P. Pullman. Des thèmes divers sont exploités : de la symbolique des personnages, aux leçons de philosophie humanistes, en passant par la fois en la science … Des parallèles sont établis avec d'autres œuvres semblables également. N. Tucker compare, rapproche, oppose et contraste les messages de P. Pullman avec ceux de Milton, Blake, von Kleist ou encore C.S.Lewis.

Ce qui nous emmène à la section étudiant les influences de P. Pullman. C'est la partie du livre qui m'a le plus intéressée. Celle-ci comportait majoritairement des informations que je ne connaissais pas et a vivement suscité ma curiosité. Elle permet de remplacer l'œuvre dans son contexte. On apprend qu'A la croisée des mondes est une antithèse des Mondes de Narnia de C.S.Lewis ; car bien que d'apparence très similaire (univers merveilleux, presque fantastique), les idées que chacun des auteurs véhicule sont en opposition. A de nombreuses reprises N. Tucker relève les allusions à l'église catholique apparaissant dans A la croisée des Mondes et les positions de P. Pullman qu'elles révèlent. On n'est alors pas étonné lorsque Milton et son Paradis Perdu sont explicitement mentionnés comme influences de P. Pullman. Enfin, von Kleist qui interroge sur la manipulation et le libre-arbitre, tout comme P. Pullman le fait dans ces livres. L'influence du philosophe allemand von Kleist est d'autant plus importante qu'un extrait de son essai Les Marionnettes est reproduit en annexe. Voilà une occasion de (re)lire la pensée de von Kleist.

Voilà donc un livre mi-figue mi-raisin ; une chronique en demi-teinte. La fin de ce livre est intéressante. Par ailleurs et heureusement, une lecture linéaire n'est absolument pas requise. Alors, picorez dedans et utilisez-le comme prétexte pour vous (re)plonger dans les livres de P. Pullman, qui eux sont, indéniablement formidables.

jeudi 6 novembre 2014

Le livre de Perle de Timothée de Fombelle

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Timothée de Fombelle, Le livre de Perle, Gallimard Jeunesse, 2014


Le dernier livre de Timothée de Fombelle en librairie dès aujourd'hui !

Trailer du livre réalisé par l'auteur lui-même : 



Lecture en cours. A suivre ...

lundi 4 août 2014

Mon père est parti à la guerre de John Boyne

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BOYNE J., Mon père est parti à la guerre, Gallimard Jeunesse, 2014

Le 4 août 1914, les troupes allemandes franchirent la frontière belge et envahirent la province de Liège, mettant fin à la neutralité de la Belgique. Ce fut le début d'un conflit qui devint mondial et qui durerait 4 ans. Aujourd'hui, 2014, cent ans plus tard, le monde entier se souvient. La Belgique, entre autre, commémore le souvenir de la Grande Guerre qui a fait de trop nombreuses victimes civiles. A côté des activités de mémoire proposées par les médias et les villes clés du conflit, nous vous proposons une lecture pour vous replonger dans le contexte de la guerre 14-18.

Mon père est parti à la guerre est un roman poignant qui décrit la Première Guerre Mondiale depuis le point de vue d'un enfant. On ressent à la fois l'innocence d'un enfant de 5 ans qui ne comprends pas encore bien les enjeux de la guerre et la sagesse d'un enfant qui a du grandir plus vite que la normale, confronté aux duretés de la guerre trop tôt.

John Boyne est l'auteur du roman best-seller Le Garçon en Pyjamas rayé. Ce livre abordait la thématique de la Seconde Guerre Mondiale, vue à travers les yeux d'un enfant. Ce roman, plébiscité par la critique internationale, a été traduit en quarante-six langues, adapté au cinéma par Mark Herman avec une distribution prestigieuse, intégré au programme scolaire dans plusieurs pays et récompensé de nombreux prix. John Boyne était donc tout bien placé pour relever le défi d'écrire un livre pour enfants sur le premier conflit mondial. C'est un roman sans sang inutile et sans souffrance atroce. Le ton est juste, pertinent et ne laisse pas indifférent ; parfois un peu plus léger, il prouve qu'on peut parler simplement de choses graves sans chercher à minimiser leur importance.

Un livre à mettre entre toutes les mains. La mémoire est un devoir. Nous nous devons de ne pas oublier les atrocités de la guerre des tranchées et transmettre notre Histoire aux générations futures.

samedi 12 juillet 2014

Nos étoiles contraires de John Green : A l'intention d'Hazel Grace à propos des infinis

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Il y a peu je suis allée au cinéma voir le film Nos étoiles contraires adaptation du roman éponyme de John Green. Cette fois-ci, je n'ai pas envie d'écrire une chronique sur ce film ou bien sur ce roman (bien que cela pourrait se faire plus tard). En fait, pendant la vision du film, une phrase prononcée par Hazel Grace m'a interpellée. Il était question d'infinis, d'infinis plus grands que d'autres. Paraphrasé cela donne : il y a une infinité de nombres entre 0 et 1, il y a aussi une infinité de nombres entre 0 et 1 000 000 mais cet infini-là est plus grand. 


Là, j'ai eu envie de crier : « Mais non, c'est faux, il y a autant de nombres entre 0 et 1 qu'entre 0 et 1 000 000 ; plus fort encore, il y a plus de nombres entre 0 et 1 que de nombres naturels ! ». J'avais toujours en tête mon cours d'algèbre linéaire. Je me souviens qu'on avait montré par l'absurde en cours que l'ensemble des réels compris dans l'intervalle [0, 1] n'est pas dénombrable ; c'est-à-dire qu'on ne peut mettre en bijection chacun des éléments réels de l'intervalle [0, 1] avec l'ensemble des naturels , soit qu'il y a plus de nombres réels compris dans l'intervalle [0, 1] que dans l'ensemble {0, 1, 2, 3, … }. Pour appuyer mes dires, voici une capture de mon syllabus de cours : 

Eric J.M.Delhez, Algèbre - Tome 2 : Mathématiques discrètes, p192, Faculté des Sciences Appliquées, Université de Liège, Version 2013-2014
 
Comme j'aime la rigueur, j'aurais préféré avoir connaissance du texte exact. Ni une ni deux, je me plonge dans le roman à la recherche de ce passage qui m'intrigue. Voici l'extrait retrouvé :

There are infinite numbers between 0 and 1. There's .1 and .12 and .112 and an infinite collection of others. Of course, there is a bigger infinite set of numbers between 0 and 2, or between 0 and a million. Some infinities are bigger than other infinities... I cannot tell you how grateful I am for our little infinity. You gave me forever within the numbered days, and I'm grateful.”
John Green, The fault in our stars, p147, Penguin, 2012

Maintenant nous sommes enfin face à la formulation exacte issue du roman. Que répondre à Hazel Grace? Oui, certains infinis sont plus grands que d'autres mais il n'y a pas plus de nombres entre 0 et 2 qu'entre 0 et 1 !

Pour ceux qui n'auraient vraiment rien compris voici une vidéo rigolote intitulée How to count infinity (extraite de la chaine Minute Physics sur YouTube) qui couvre la thématique des tailles des infinis. (Attention, ça va vite et c'est en anglais!) On commence par y expliquer ce que signifie « compter ». Ensuite, on y montre pourquoi il y a autant de nombre entre 0 et 1 qu'entre 0 et 2. La deuxième moitié de la vidéo démontre d'une façon légèrement différente que mon professeur d'algèbre qu'il y a plus de nombre entre 0 et 1 que de nombres naturel. Enfin, les courageux qui auront été attentifs jusqu'au bout pourront saisir le clin d'oeil à Hazel Grace tout à la fin. 

 

Harry Potter vu à travers le prisme de la philosophie

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Crédits : MadmoiZelle


Harry Potter vu à travers le prisme de la philosophie

article publié sur MadmoiZelle


Voici un article très intéressant pour les curieux, lecteurs d'Harry Potter et intéressés par l'aspect philosophique de la célèbre saga. Voilà une façon ludique d'aborder la philosophie morale et de réfléchir autours de la question : « C'est quoi, faire le bon choix? ».

Concepts, courants et auteurs sont développés brièvement ; toujours en partant d'exemples concrets tirés de l'univers d'Harry Potter. Grâce à Harry Potter et à l'auteure de cet article, peut-être comprendrez-vous enfin la différence entre le déterminisme et l'existentialisme, les idées maîtresses de Spinoza et Sartre. Mais ce ne sont pas les seuls idées développés dans cet article. Des philosophes d'époques variées sont cités par la suite. Et une belle conclusion vient terminer le tout.

J'ai apprécié cet article parce qu'il suit un raisonnement logique, partant d'exemples concrets tirés des romans pour aboutir à développer des concepts philosophiques plus abstraits. Il comporte aussi un fond pertinent et il est écrit de façon assez pédagogique, ce qui aide la compréhension du sujet un peu complexe. Il montre aussi que des livres initialement destinés à un public enfant et best-sellers n'est pas aussi « vide » qu'il n'y paraît et qu'il peut servir de base à des réflexions plus recherchées.

 





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