Menu horizontal

Affichage des articles dont le libellé est On lit plus fort. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est On lit plus fort. Afficher tous les articles

samedi 25 février 2017

La décision d'Isabelle Pandazopoulos

Lire l'article >>

PANDAZOPOULOS I., La Décision, Gallimard Jeunesse, « Scripto », 2013,(31 janvier)

Un tout petit roman tout simplement magnifique empreint d'émotions et de délicatesse, La Décision d'Isabelle Pandazopoulos est notre tout premier coup de coeur de ce début d'année 2013.

jeudi 6 novembre 2014

Le livre de Perle de Timothée de Fombelle

Lire l'article >>
Timothée de Fombelle, Le livre de Perle, Gallimard Jeunesse, 2014


Le dernier livre de Timothée de Fombelle en librairie dès aujourd'hui !

Trailer du livre réalisé par l'auteur lui-même : 



Lecture en cours. A suivre ...

lundi 4 août 2014

Mon père est parti à la guerre de John Boyne

Lire l'article >>

BOYNE J., Mon père est parti à la guerre, Gallimard Jeunesse, 2014

Le 4 août 1914, les troupes allemandes franchirent la frontière belge et envahirent la province de Liège, mettant fin à la neutralité de la Belgique. Ce fut le début d'un conflit qui devint mondial et qui durerait 4 ans. Aujourd'hui, 2014, cent ans plus tard, le monde entier se souvient. La Belgique, entre autre, commémore le souvenir de la Grande Guerre qui a fait de trop nombreuses victimes civiles. A côté des activités de mémoire proposées par les médias et les villes clés du conflit, nous vous proposons une lecture pour vous replonger dans le contexte de la guerre 14-18.

Mon père est parti à la guerre est un roman poignant qui décrit la Première Guerre Mondiale depuis le point de vue d'un enfant. On ressent à la fois l'innocence d'un enfant de 5 ans qui ne comprends pas encore bien les enjeux de la guerre et la sagesse d'un enfant qui a du grandir plus vite que la normale, confronté aux duretés de la guerre trop tôt.

John Boyne est l'auteur du roman best-seller Le Garçon en Pyjamas rayé. Ce livre abordait la thématique de la Seconde Guerre Mondiale, vue à travers les yeux d'un enfant. Ce roman, plébiscité par la critique internationale, a été traduit en quarante-six langues, adapté au cinéma par Mark Herman avec une distribution prestigieuse, intégré au programme scolaire dans plusieurs pays et récompensé de nombreux prix. John Boyne était donc tout bien placé pour relever le défi d'écrire un livre pour enfants sur le premier conflit mondial. C'est un roman sans sang inutile et sans souffrance atroce. Le ton est juste, pertinent et ne laisse pas indifférent ; parfois un peu plus léger, il prouve qu'on peut parler simplement de choses graves sans chercher à minimiser leur importance.

Un livre à mettre entre toutes les mains. La mémoire est un devoir. Nous nous devons de ne pas oublier les atrocités de la guerre des tranchées et transmettre notre Histoire aux générations futures.

lundi 19 août 2013

La passe-miroir – Livre 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

Lire l'article >>

DABOS C., La passe-miroir – Livre 1 : Les fiancés de l'hiver, Gallimard Jeunesse, 2013

Lauréat du concours premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama, Les fiancés de l'hiver nous offre là une agréable surprise et nous dévoile l'imaginaire et la plume d'une auteure pour la jeunesse à l'avenir très prometteur. Dans le monde de l'édition où seulement un à quatre livres premiers romans sont publiés par an, il est très difficile de se faire connaître et de commencer une carrière d'écriture. Alors, rien de tel que participer à un concours pour se faire une nom dans la sphère des livres. Et son prix est largement mérité. Ainsi, les qualités pour lesquelles Christelle Dabos se démarque sont un incroyable talent de conteuse, une imagination saisissante, un univers merveilleux et des personnages attachants.

Avant de commencer la lecture de ce roman, la manipulation de l'objet livre et la lecture de la quatrième de couverture m'inspirent un long voyage dans un monde rêvé. Les couleurs avec le bleu qui domine et les trainées de blanc, de même que le titre m'évoque Les Royaumes du Nord de Philip Pullman ou encore Le combat d'hiver de Jean-Claude Mourlevat. Une atmosphère froide, voire même glaciale, évoquant le grand nord et la contrée du Père Noël. (Surtout pas une atmosphère froide comme pourrait être décrite dans un roman policier, comme par exemple dans La princesse des Glaces de Camilla Lackberg). Beaucoup de comparaisons donc dans ce début de chronique mais j'estime que Christelle Dabos mérite amplement sa place aux côtés des « grands » de la littérature jeunesse. Elle a d'autant plus besoin de votre soutien de lecteur qu'elle est une auteure française et malheureusement les auteurs français ne sont pas suffisamment valorisés dans les librairies et même dans les maisons d'édition.

samedi 15 juin 2013

Chroniqueurs On lit plus fort – Gallimard Jeuness

Lire l'article >>

Après de longues semaines de suspens, le rideau s'est enfin levé. Les noms de toutes les personnes retenues dans l'équipe des chroniqueurs sont maintenant affichés sur le blog d'On lit plus fort.


La bonne nouvelle, c'est que je continue cette formidable aventure qu'est celle des chroniqueurs. J'attends dès lors avec impatience les livres que les éditions Gallimard Jeunesse m'enverront. Les chroniques devront normalement arriver sous peu.


Aventure à suivre …

samedi 19 mai 2012

Candy Pop, En route pour la gloire de Lauren Laverne

Lire l'article >>


LAVERNE L., Candy Pop, En route pour la gloire, Gallimard Jeunesse, 2012, (23/05)

« Candy est catastrophée : comme si sa vie n'était pas assez déprimante, sa mère va épouser un type ringard. Aidée de sa meilleure amie, l'adolescente concocte un plan génial :
1 . Empêcher le mariage de sa mère avec le président des loosers
2 . Connaître la gloire avec son groupe de rock
3 . Savoir enfin qui est son père
4 . Enrôler un ange gardien … vraiment spécial.
Le début d'une trilogie hilarante, le récit haut en couleur d'une adolescente en quête de gloire et d'identité.
Et le premier roman d'une vedette de la pop anglaise, Lauren Laverne!  »

Le petit mot de l'éditeur ainsi que la couverture colorée de ce roman suffisent pour savoir à qui ce roman est adressé. Public cible : les jeunes adolescentes âgées en moyenne de treize ans. Le vocabulaire et le langage est tout à fait typique de cette tranche d'âge, l'exagération des situations, la manie de se mêler de la vie sentimentale de ses ainés, tout comme le listage des choses s'y rattachent.

Je n'ai pas encore osé lire ce livre parce que je m'en sentait trop vieille. Il existe un âge pour chaque chose ; si s'attaquer à un roman trop jeune est parfois dommage car on risque de ne pas en percevoir toutes ses subtilités, lire un roman trop tard est en revanche déprimant car on se rend vite compte qu'on a grandi. On prend conscience que les centre d'intérêts ne sont plus les mêmes, et parfois, malheureusement, on découvre qu'on a perdu l'innocence qui caractérise la jeunesse. Ai-je l'air d'une vieille femme aigrie lorsque je m'exprime ainsi? Ce n'est pourtant pas mon but.
Ainsi, ce roman qui a l'air débordant d'énergie, de bonne humeur et de malice m'intimide. J'ai peur de ce que je pourrais y trouver, ou plutôt de ce que je ne pourrais plus comprendre.

Alors ce livre constitue mon prochain défi à relever : lire et ainsi prouver à tous, dont moi-même, que je peux tout lire et que malgré les apparences j'ai gardé un esprit de pré-ado.

jeudi 8 mars 2012

Fille des Chimères de Laini Taylor

Lire l'article >>

















TAYLOR Laini Fille des chimères, Gallimard Jeunesse, 2012, 03/08


Chronique en cours. 
En attendant : comparez les couvertures. Ne trouvez-vous pas que la première, en noir et blanc, fait passer plus d'émotions? En tout cas, nous la préférons à la deuxième.
Justification dans la chronique qui va arriver.




samedi 5 novembre 2011

Angel de L.A.Weatherly

Lire l'article >>



Gallimard Jeunesse
Chronique en cours
Posted by Picasa

samedi 1 octobre 2011

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys

Lire l'article >>




Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys
 Gallimard Jeunesse

Chronique en cours.



samedi 24 septembre 2011

Lueur de feu de Sohie JORDAN

Lire l'article >>


JORDAN Sophie, Lueur de feu, Gallimard Jeunesse, 2011, 09/29

Les mauvaises langues diront « encore une romance fantastique?! » et les lecteurs critiques auront attendu d'avoir lu pour seulement se décider. Pour être tout à fait honnête ma première réaction a été la même que celle de la première catégorie de personnes. Et pourtant, dès les premières pages, j'ai été entrainée dans l'histoire. Sans plus me poser aucune question, j'ai tourné pages après pages et j'ai englouti toutes ces phrases limpides qui ondulaient sur le papier. Ici, en l'espace de quelques lignes, je vais tenter de démontrer que ce roman n'est pas similaire à tant d'autres qu'on pourrait trouver dans les rayons littérature jeunesse de nos libraires.

Un bon roman, c'est comme un bon gâteau. Pour qu'il soit réussi, il faut les bons ingrédients et le plus indispensable, un savoir-faire unique et talentueux. Ici, se retrouvent la plupart des caractéristiques des romances paranormale.

Dans la lignée des histoires de vampires et compagnie, l'animal fabuleux présent dans ce roman, Lueur de Feu, est le draki, espèce cousine du dragon. Le nom de cette créature fait déjà tourner les têtes, mais ne suffit pas à convaincre les plus hésitant. Après tout, vampire ou draki, qu'est-ce que ca pourrait changer? Le principe est le même, ca n'existe pas et ca vend du rêve et des mythes. Le choix de cet animal prouve l'agilité de l'auteure qui, elle, possède de l'imagination, la sienne, et ne va pas s'inspirer des créations d'autres ayant vécu antérieurement. Le dragon est connu de tous les peuples: occidentaux, asiatiques, scandinaves, arabes... chacun possède cette créature dans ses légendes, avec ses propres caractéristiques, qui se rejoignent sur certains points. Donc si l'auteure avait choisi des dragons, elle aurait été délimitée par sa culture, sa documentation ou ses connaissances. Ses personnages ne seraient pas entièrement les siens mais inspirés en grande partie de légendes populaire. Or, les drakis sont une invention de S. JORDAN. Elle a dû inventer tout de ces êtres imaginaires. Elle a du les décrire à l'aide de mots et d'adjectifs pour que le lecteur puisse se le représenter puisque qu'il ne connaissait rien à leur sujet avant. Elle a dû se représenter leurs mécanismes émotionnels et leurs codes moraux. Il était enfin indispensable que le lecteur comprenne leur façon de fonctionner et d'interagir pour apprécier complètement la suite du récit.

Les deux personnages principaux sont exceptionnels: Jacinda possède un pouvoir rare et Will n'adhère pas aux idées de ses semblables. Si tous les personnages de roman étaient ordinaires ils deviendraient vite moins passionnant. Mais s'ils sont trop excentriques, l'histoire perd de sa cohérence et de son bon sens. L'idéal est le juste milieu qu'il est difficile de trouver. Je ne sais pas si l'auteure l'a trouvé mais en tout cas elle s'en approche. Jacinda ne veut être ce qu'elle est, elle voudrait être comme tout le monde, ou plutôt appréciée pour ce qu'elle est vraiment. Elle fait tout pour échapper à sa route pré-tracée mais reste mesurée. Ses actes sont réfléchis et ne sont pas posés sans avoir évalué les conséquences. Will, quant à lui, ne montre pas qu'il veut se rebeller. Il fait semblant et tout le monde croit en lui. Il sait toujours ce qu'il fait (enfin presque car il reste humain et l'erreur est humaine). Ainsi donc, les personnages possèdent un pied dans le monde réel et un dans le monde « fantastique », lesquels sont forcément liés. Aucun des deux mondes ne sera privilégié au détriment de l'autre, ce que je trouve extrêmement important. Enfin, ils restent après tout des adolescents dont l'esprit ne fonctionne pas comme celui d'un adulte et leurs priorités diffèrent selon l'âge et le milieu. Pour que les personnages soient le plus convaincant possibles, ils ne sont ni des cliché de l'adolescence ni des adultes avant l'âge et encore moins des personnes totalement puériles.

Le lien qui unit initialement les deux héros est un lien de proie-prédateur. L'amour naissant entre- eux est donc dès le début in-envisageable. Amour interdit, dangereux, condamné... Depuis Tristan et Iseut, amplifié grâce à Roméo et Juliette, ce sujet est un classique pour obtenir un bon roman d'amour. Quel intérêt d'écrire deux cents pages sur une union approuvée immédiatement par le monde entier qui n'y voit aucune objection?

Le décor de l'action se passe majoritairement dans une petite ville aux Etats Unis. Un lycée au milieu de nulle part où tout le monde se connait depuis l'enfance. Le supermarché ou bien la place centrale est l'endroit de toutes les rumeurs qui circulent à une vitesse folle. Les maison, des pavillons entourés d'un petite parcelle de jardin que le lecteur imagine toutes semblables les une aux autres. Un climat extrême, ici chaud, un paysage désertique. La ville la plus proche étant à au moins trente minutes de route. Et pourtant le lecteur n'est pas étonné. Il a vu des villes identiques à celle-là tant de fois dans des séries, films ou bien livres, qu'il devient naturel qu'une histoire commence au milieu de nulle part. Cet espace restreint limite le nombre de personnages et la proximité entre eux permet au lecteur de reconstituer le puzzle de la personnalité et de la popularité des intervenants. Il s'agit là de rassurer le lecteur qui a le sentiment d'être en terrain connu. Il possède ses points de repère et cela facilite ces premiers contacts avec le roman.

Ainsi, ceux qui jugent hâtivement une oeuvre n'ont pas pu découvrir celle-ci qui possède de nombreuses subtilités remarquables uniquement en lisant le livre. La première impression n'est pas toujours la meilleure, ce roman est pour moi un bon exemple. A côté de tous les clichés et caractéristiques types, ce livre nous plonge dans un univers unique et fascinant. Les émotions, refoulées, inavouées et interdites tissent l'intrigue de ce roman dans lequel l'action est au rendez-vous. Confiance et trahison sont aussi deux éléments clés qui font constamment hésiter le lecteur qui a peur de ce qu'il croit comprendre. Le seul point négatif peut-être: la fin laisse un peu sur la faim (sans mauvais jeu de mots). Tout se passe beaucoup trop vite, sans que le lecteur e puisse réellement profiter de ce qu'il se passe à la première lecture. Enfin, cet aspect négatif laisse vite place à un autre positif: l'envie de connaître la suite, l'impatience, le travail de l'imagination du lecteur et un peu de soulagement...

samedi 10 septembre 2011

La fille du Marais de Franny BILLINGSLEY

Lire l'article >>


BILLINGSLEY Franny, La fille du Marais, Edition des Grandes Personnes, 2011

La lecture de ce roman est en cours. Bien sagement posé dans ma bibliothèque, il m'attend là et ne demande qu'à être lu. Cependant, je n'en suis qu'au début et je l'ai un peu délaissé ces derniers temps au profit d'autres livres. Est-ce pour cela qu'il faut en conclure qu'il n'est pas intéressant? Pour le moment, je préfère ne pas donner de conclusion trop hâtives. Attendons d'avoir plus de recul pour poser un verdict plus objectif. Je peux seulement me permettre aujourd'hui d'encourager ceux qui voudraient commencer ce livre car l'idée de base est inédite. Le personnage principal, Briony, est une jeune fille spéciale, elle se fait appelée sorcière. De ce que j'ai lu, elle se positionne clairement comme anti-héroïne, désapprouvée par l'auteur et plus étonnamment par elle-même. L'atmosphère est elle-aussi intrigante: les marais, forêts, esprits hurlants... reproduisent le cadre typique des contes de fées, de sorcières en l'occurrence. De plus le procédé narratologique nous entraîne à reculons: une sorte d'omniscience nous dévoile la fin pour ensuite nous ramener au commencement. Ce n'est pas spécialement innovant mais son utilisation ici est assez judicieuse. Attendons la fin pour mieux justifier ce choix de l'auteure.
J'écrirai donc un nouvel article dès que j'aurai fini ce livre, je tiens à souligner que la durée de lecture n'a pas forcément de lien avec la qualité du roman mais dépend d'énormément de facteurs qu'il faut prendre tous en compte pour que cela ait du sens. Pour le moment, mon verdict reste sur assez original et très prometteur.
Bonne lecture!

mercredi 10 août 2011

Les chemins de poussière - tome 1 : Saba, Ange de la Mort de Moira YOUNG

Lire l'article >>



YOUNG Moira, Les chemins de poussière – tome 1 : SABA, Ange de la Mort, Gallimard Jeunesse, 2011/09/08

Ils sont trois frère et soeurs : Saba, la narratrice déterminée et combattante, Lugh, son frère jumeau parfait à ses yeux, et Emmi, leur petite soeur collante mais attachante et terriblement courageuse.
Embarquez avec eux pour vivre une aventure, bien que littérairement pauvre, mais néanmoins pleine de rebondissements.

Mon avis sur ce livre est plutôt partagé.
D'une part, le style et le niveau de lange utilisés se rapprochant de l'oral rendent la lecture difficile. D'autre part, passé les cent premières pages, les actions succèdent les unes aux autres à une vitesse à couper le souffle.

Du point de vue des descriptions, j'ai été fort étonnée.
Pour un livre dont l'intrigue se déroule dans un monde différent de celui dans lequel nous vivons, nous ne disposons que d'un nombre très limité d'indications qui ne nous permettent pas de nous représenter mentalement les lieux. C'est donc dommage que l'auteure, Moira YOUNG, n'ait pas davantage insisté sur cet aspect du roman.
Par contre, les portraits des personnages sont réalisés avec habilité. Il est rare de trouver dans un même roman autant de personnages complexes qui évoluent tout au long du livre. Dès le début, nous croyons que Saba est une jeune fille solide, forte, têtue et indépendante mais, bien vite nous nous rendons compte que sa psychologie ne se réduit pas à ces quelques adjectifs. Toutes les péripéties qu'elle vit la transforment peu à peu et c'est une toute autre jeune femme que nous découvrons à la fin du roman. Il en est de même pour Jack dont l'auteure ne nous dévoile pas d'emblée le caractère. Il faut lui donner du temps pour qu'il nous laisse deviner, petit bout par petit bout, son identité. Et pourtant même à la fin, alors que nous croyons le connaître, il nous surprend. Dans un livre dont la fin était devinable, il est possible de prendre plaisir à le lire jusqu'à la dernière ligne et de se laisser étonner par des faits inattendus.

Le récit du roman est écrit à la première personne dont la narratrice est le personnage principal : Saba. Nous suivons tout depuis ses yeux et nous avons accès à ses pensées, ses peurs, ses rêves. Pour traduire cette focalisation interne, l'auteure choisit d'utiliser un style et un langage proches de ceux parlés. Ce choix a l'avantage de donner des informations sur l'héroïne : ce n'est pas une fille lettrée menant de hautes littéraires, bien au contraire ; ainsi que de la rapprocher des lecteurs. Si nous lisons à haute voix, lentement, Saba prend vie et devient presque réelle ; nous pouvons nous l'imaginer apparaître à côté de nous et nous raconter ses propres aventures de sa voix. Pourtant, si ce registre se prête bien à la lecture à haute voix, il est moins adapté à la lecture dite « silencieuse » , surtout lorsqu'il est conservé durant tout le roman. En effet, nous n'avons pas l'habitude de ce type d'écriture et depuis notre plus jeune âge, nous avons appris à aimer la « grande littérature ».
Les dialogues abondants auraient dû rendre la lecture plus fluide mais ce n'est pas le cas à cause de l'absence de ponctuation ( aucun guillemet ni tiret ) . Nous devons parfois nous arrêter sur certains passages parce que nous ne distinguons plus la narration des dialogues lorsque les deux sont mêlés. Chaque arrêt est dangereux car c'est lors d'un de ceux-ci que le lecteur risque de prendre la décision d'interrompre la lecture et ne jamais la reprendre car il n'en éprouve plus l'envie.

Le livre est divisé en neuf grandes parties, pouvant être comparées à un gros chapitre chacune. Leurs noms désignent un lieu où se déroule l'action pendant cette division du livre. Ce procédé est assez courant et se retrouve souvent en littérature mais il n'est pas interdit de réutiliser des techniques qui plaisent aux lecteurs. L'action se répartit sur tout le livre en suivant l'ordre chronologique et le schéma narratif. Ce qui est captivant dans l'écriture de Moira YOUNG, c'est qu'elle ne perd jamais des yeux l'objectif de Saba : retrouver son frère. L'héroïne peut affronter de dure épreuves, être ralentie ou déviée de sa route, elle n'en oublie pas pour autant son but. C'est un bonne chose pour le lecteur qui possède un fil d'Ariane pour le guider. Jamais il ne se retrouve au milieu du récit se demandant : où suis-je? que fais-je?
Ensuite, le roman n'est pas plat : il se passe toujours quelque chose. Des actions imprévues arrivent ; des surprises, de la peur et du suspense. Puis, l'auteure pimente son histoire en rapportant les émotions des personnages. Nous ressentons et partageons leurs sentiments : nous pleurons l'incompréhension dont est victime Emmi, nous hurlons contre la violence qui entoure Saba à Hopetown, nous rions de joie aux retrouvailles de Lugh et Saba, nous pleurons le départ de Jack...

Ainsi, Saba,Ange de la Mort possède ses qualités et ses défauts comme n'importe quel roman. Cependant, celui-ci conviendrait mieux à de jeunes lecteurs qui recherchent à vivre actions et aventures. S'il restent des questions laissées sans réponse à la fin de ce livre, le lecteur sait qu'il retrouvera ses héros quelque peu car ce livre n'est que le premier d'une trilogie qui plaira aux fans de romans initiatiques.
Sauf mention contraire tous les articles sont rédigés par Lectorrima. Tous droits réservés. Fourni par Blogger .