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mardi 14 mars 2017

Orphée et Eurydice, Regards modernes sur un mythe antique

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Orphée ramenant Eurydice des enfers de Camille Corot

Orphée ramenant Eurydice des enfers de Camille Corot


samedi 14 février 2015

Et je danse, aussi d'Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

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Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat, Et je danse, aussi, Fleuve Editions, 2015

D'une part on a Jean-Claude Mourlevat, un écrivain dont ma bibliothèque regorge de livres (L'homme à l'oreille coupée, La rivière à l'envers, Le chagrin du roi mort, Terrienne, Silhouette...). D'autre part, on a Anne-Laure Bondoux dont le dernier roman, Tant que nous sommes vivant, publié chez Gallimard Jeunesse a fait un carton. Somme toute, deux auteurs français dont le talent n'est plus à démontrer et qui ont décidé de s'associer le temps d'une aventure littéraire. Alors qu'ils écrivent habituellement des romans pour la jeunesse, le fruit de cette collaboration, Et je danse, aussi est un roman épistolaire destiné à un public « adulte ».

En fait, je n'en sais pas beaucoup plus sur ce roman. Je l'ai découvert lors d'une visite sur le site Babelio et il a immédiatement retenu mon attention étant donné l'admiration que j'ai pour l'écriture de ces deux auteurs. Il va malheureusement falloir faire preuve de patience jusqu'à la date de parution du roman pour enfin le découvrir.

CONCOURS :
Babelio et les Fleuve Editions se sont associés pour nous faire gagner 30 exemplaires du livre en avant-première et une rencontre avec les auteurs à Paris le 18 mars 2015. Pour participer: http://www.babelio.com/concours-bondoux-mourlevat

En attendant, nous devons nous contenter de la présentation de l'éditeur :

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins. Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets. Ce livre va vous donner envie de chanter, d’écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d’écouter le Jeu des Mille Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de refaire votre terrasse. Ce livre va vous donner envie d’aimer. Et de danser, aussi !

A suivre ...

dimanche 27 avril 2014

100 livres à lire dans une vie

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 Le 27 avril est la journée mondiale du livre. A cette occasion, Amazon nous propose une liste de 100 livres à lire dans une vie. Il y a une sélection de livres en français et une de livres en anglais.

Amazon.fr : Journée mondiale du livre
Amazon.fr : Livres en anglais : 100 livres à lire dans une vie : Livres anglais et étrangers

Je trouve toujours les listes de lectures dôles à découvrir. Parmi les livres retenus certains sont déjà lu, d'autres me tentent encore bien.

A suivre ...


vendredi 11 avril 2014

La Grammaire d'après Erik Orsenna

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I - La grammaire est une chanson douce, Stock, 2001
II - Les chevaliers du subjonctif, Stock, 2004
III - La révolte des accents, Stock, 2007
IV - Et si on dansait? , Stock, 2009
V – La fabrique des mots, Stock 2013

Qui a dit que les membres de l'académie française étaient tous des vieillards qui écrivant des romans terriblement ennuyeux?
Qui a dit que les membres de l'académie française ne se préoccupent pas des jeunes générations de lecteurs?
Qui a dit que les membres de l'académie française sont des …?
Vraiment, vous n'en avez aucune idée? En tout cas, il est plus que temps de tordre le cou à ces fausses idées reçues.

Embarquez avec Erik Orsenna pour ce voyage au coeur de la langue française en cinq étapes.
L'embarquement se fera avec La grammaire est une chanson douce qui est une première prise de contact avec l'ile de la grammaire. Ce sera l'occasion de faire connaissance avec Jeanne et son frère Tom, vos compagnons tout au long de ce périple. Le deuxième partie se nomme Les chevaliers du subjonctif et permettra une excursion dans les richesses de la conjugaison. Toutes ses subtilités seront dévoilées. Les richesses et les nuances qu'apportent les différents modes et temps n'auront plus aucun secret pour vous. Vient ensuite La révolte des accents, qui rend aux accents ses lettres de noblesse si souvent négligées et oubliées par chacun. Avant-dernier arrêt au cours de cette épopée est Et si on dansait, une évasion dans le monde de la ponctuation. Enfin, toute dernière curiosité de ce tour, La fabrique des mots permettra de faire connaissance avec les acteurs les plus importants de la langue : les mots.

J'ai trouvé cette aventure amusante, fascinante et enrichissante. Elle nous fait découvrir la grammaire sous un point de vue neuf. Sous des aspects de conte pour enfants se trouvent un réel contenu grammatical. C'est didactique sans être ennuyeux ni même scolaire. Émerveillement et plaisir sont les maîtres mots et on aurait voulu avoir une institutrice aussi passionnée qu'Erik Orsenna pour nous faire comprendre toutes ses règles qu'on trouvait jadis si ennuyeuses et partager toutes les richesses de la langue française.

Ce sont des livres à conseiller à tout lecteur, des plus jeunes aux plus âgés. Même les plus jeunes qui ne savent pas encore (bien) lire apprécieront qu'un aîné leur en fasse la lecture.
Bon voyage !


« Depuis l’âge de dix ans, peut être même avant, du temps où, blotti contre ma mère, je l’écoutais passionnément me raconter des histoires, la langue française est mon amie, ma compagne quotidienne (pas toujours facile), mon refuge, ma complice. Peu à peu, elle m’a ouvert ses portes. Elle m’a confié ses secrets, elle m’a appris ses rythmes. Elle m’a donné des armes, pour mieux comprendre le monde, mieux me défendre contre ses violences et aussi pour tâcher d’aimer mieux.
Nous avons tendance à l’oublier, mais la langue française est le plus beau de nos trésors, le chef-d’oeuvre que nous avons créé ensemble depuis douze siècles. Ensemble car tous nous y avons contribué, des poètes aux bandits, des rois aux ouvriers, des fonctionnaires aux médecins, aux marins, aux paysans… La langue française est la première de nos républiques, de nos choses communes˝.
C’est dans ce trésor que j’ai voulu me promener, emmenant avec moi tous ceux qui le voulaient : les jeunes élèves de l’école primaire mais aussi leurs grands parents, les enseignants, les curieux, les amateurs.
Je vous propose plusieurs voyages : dans les douceurs de la grammaire, dans les vertiges du subjonctif, dans le piquant des accents et dans la danse de la ponctuation…Ainsi qu’un cinquième et dernier périple, au pays des personnages principaux : les mots »
Erik Orsenna

vendredi 12 avril 2013

De l'horrible danger de la lecture de Voltaire

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Voici un très chouette pamphlet écrit par Voltaire lu en cours de français.
Il est curieux de remarquer que les thèmes qu'il aborde sont toujours d'actualité aujourd'hui. Heureusement, une telle censure est  presque inexistante en France à l'heure actuelle mais des dérives de la part des politiques sont toujours à craindre. C'est ainsi que nous devons tous nous battre pour concerver notre liberté d'expression intacte.

Petite indication aux lecteurs les moins fins : l'extrait ci-dessous de Voltaire est très ironique, il ne faut certainement pas le comprendre au sens premier!

Je vous laisse le découvir.


 De l'horrible danger de la lecture de Voltaire.

Nous, Joussouf Cheribi, par la grâce de Dieu mouphti du Saint-Empire ottoman, lumière des lumières, élu entre les élus, à tous les fidèles qui ces présentes verront, sottises et bénédictions.
Comme (…) Saïd Effendi, ci-devant ambassadeur de la Sublime-Porte vers un petit état nommé Frankrom, situé entre l'Espagne et l'Italie, a rapporté parmi nous le pernicieux usage de l'imprimerie, ayant consulté sur cette nouveauté nos vénérables frères les cadis et imans de la ville impériale de Stamboul, et surtout les fakirs connus par leur zèle contre l'esprit, il a semblé bon à Mahomet et à nous de condamner, proscrire, anathématiser ladite infernale invention de l'imprimerie, pour les causes ci-dessous énoncées.
1 . Cette facilité de communiquer ses pensées tend évidemment à dissiper l'ignorance, qui est la gardienne des états bien policés.
2 . Il est à craindre que, parmi les livres apporté d'Occident, il ne s'en trouve quelques-uns sur l'agriculture et sur les moyens de perfectionner les arts mécaniques, lesquels ouvrages pourraient à la longue, ce qu'à Dieu ne plaise, réveiller le génie de nos cultivateurs et de nos manufacturiers, exciter leur industrie, augmenter leur richesse et leur inspirer un jour quelque élévation d'âme, quelque amour du bien public, sentiment absolument opposés à la sainte doctrine.
3 . Il arriverait enfin que nous aurions des livres d'histoire dégagés du merveilleux qui entretient la nation dans une heureuse stupidité. On aurait dans ces livres l'imprudence de rendre justice aux bonnes et aux mauvaises actions, et de recommander l'équité et l'amour de la patrie, ce qui est visiblement contraire aux droits de notre place.
4 . Il se pourrait, dans la suite des temps, que de misérables philosophes, sous le prétexte spécieux mais punissable, d'éclairer les hommes et de les rendre meilleurs, viendraient nous enseigner des vertus dangereuses dont le peuple ne doit jamais avoir connaissance.
5 . Ils pourraient, en augmentant le respect qu'ils ont pour Dieu, et, en impriment scandaleusement qu'il remplit tout de sa présence, diminuer le nombre de pèlerins de la Mecque, au grand détriment du salut des âmes.
6 . Il arriverait sans doute qu'à force de lire des auteurs occidentaux qui ont traité des maladies contagieuses, et de la manière de les prévenir, nous serions assez malheureux pour nous garantir de la peste, ce qui serait un attentat énorme contre les ordres de la Providence.
A ces causes et autres, pour l'édification des fidèles et pour le bine de leurs âmes, nous défendons aux pères et aux mères de ne jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s'instruire, nous défendons aux pères et aux mères d'enseigner à lire à leurs enfants. Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expressément de penser, sous les mêmes peines ; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer notre officialité quiconque aurait prononcé quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net. Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien, selon l'ancien usage de la Sublime-Porte. (…)
Donné dans notre palais de la stupidité, la 7 de la lune Muharem, l'an 1143 de l'hégire.

VOLTAIRE, De l'horrible danger de la lecture, 1765

samedi 10 mars 2012

Moi qui n'ai pas connu les hommes de Jacqueline Harpman

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HARPMAN J. , Moi qui n'ai pas connu les hommes, Stock, 1995

« Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance d'impassibles gardiens qui les nourrissent. La plus jeune -la narratrice- n'a jamais vécu ailleurs. Les autres lui transmettent le souvenir d'une vie où il y avait des maris, des enfants, des villes...
Mystérieusement libérées de leur geôle, elles entreprennent sur une terre déserte une longue errance à la recherche d'autre humain -ou d'un explication.
On a pu parler de Kafka, de Paul Auster ou de Buzzati à propos de cette oeuvre à la fois cauchemardesque et sereine, impassible et sereine. »*

Ce roman a été une véritable révélation pour un bon nombre de mes amies. Malheureusement, cela n'a pas été le cas pour moi : j'ai tourné les pages sans réellement comprendre se qui se passait, j'ai éprouvé beaucoup de peine à rentrer dans le livre.

Je n'ai, malgré toutes les difficultés rencontrées lors de ma lecture, pas abandonné ce roman. J'espérais jusqu'au bout tomber sur une chute, un événement qui changerait tout le récit, capable de le faire basculer dans un univers à la fois étonnant et passionnant.
Cependant, rien de ce qui est dévoilé à la fin du récit ne correspond à mes attentes. La fin, quelque peu bizarre et mystérieuse, laisse planer un point d'interrogation sur toute cette histoire, que j'avoue n'avoir pas totalement comprise.
Pourtant en discutant avec d'autres personnes ayant lu le livre, je me rends compte que le récit en entier n'est pas figé et n'aboutit pas à une seule explication possible. Je pense que l'auteur, Jaqueline Harpman a fait la démarche d'écrire un roman où tout n'est pas donné d'emblée au lecteur pour l'emmener à ses propres conclusions. L'ambiguïté du récit est voulue et permet plusieurs interprétations. Chacun trouvera ce qu'il pense être juste tandis que d'autres, desquels je me rapproche, chercheront une chose qui n'existe pas. Je trouve cela dommage mais étant donné qu'il s'agit probablement d'une volonté de l'auteur, je me contente de dire que ce procédé littéraire m'a déplu.
Avec du recul, je pense que ce livre est une lecture intéressante car il permet de nombreuses réflexions. Le fait que le contexte général de l'œuvre soit brumeux et laisse place à toutes les suppositions possibles ...

Peut-être que dans plusieurs années, lorsque je relirai ce roman qui la première fois m'a déplu, j'y trouverai des choses qui m'avaient échappées autrefois et que je l'apprécierai comme il le mérite car aujourd'hui, quand je m'y attarde, objectivement et rationnellement, je me rends compte que tout n'est pas ' mauvais ', bien au contraire ; Jacqueline Harpman a écrit des choses qu'elle veut dire à ses lecteurs et cela nécessite une certaine culture et maturité pour les comprendre.


* quatrième de couverture de l'édition parue chez Stock, 1995
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